La tentation d'être le protagoniste de ton sermon
- Chrétien Réformé
- 9 sept. 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 nov. 2024
Article écrit par : Tim Challies (traduit par Jimm R..O.B.)

Si vous avez déjà prêché un sermon, si vous avez déjà pris la parole lors d'une conférence, si vous avez déjà dirigé une étude biblique, je suppose que vous connaissez la tentation. Je suppose que vous avez désiré exalter Jésus, mais aussi que vous avez ressenti le désir que les gens aient une bonne opinion de vous. Je suppose que vous avez prié pour que Dieu soit glorifié à travers vos paroles, mais vous avez également souhaité que ceux qui vous écoutent vous glorifient, au moins un peu. C'est une tentation familière, et j'ose dire universelle, pour ceux qui enseignent, dirigent et exercent un ministère.
C'est une tentation que je dois combattre chaque fois que je me tiens devant un groupe de personnes, grandes ou petites, connues ou inconnues, loin de chez elles ou dans mon église locale. C'est une tentation contre laquelle je me bats lorsque j'étudie, lorsque je me prépare, lorsque je prêche et lorsque j'interagis avec les gens. C'est une bataille que je n'ai pas encore gagnée et, franchement, je doute de la gagner un jour.
Cependant, je pense avoir fait quelques progrès.
J'ai fait quelques progrès en mettant cela dans la prière, pas seulement à chaque sermon, mais en général. Je prie pour que l'humilité passe inaperçue, pour qu'on ne la reconnaisse pas et qu'on ne s'en souvienne pas, tant que le Christ est vu, reconnu et qu'on s'en souvient. En fait, je prie pour que le Christ soit si présent et si visible que les gens ne pensent absolument pas à moi.
J'ai fait quelques progrès en me rappelant la bonté et la suffisance des Écritures. Si je devais me présenter devant les gens et leur offrir un peu de ma propre sagesse, je pourrais désespérer et me vanter : désespérer devant la difficulté de la tâche et me vanter du succès que je pourrais avoir. Mais je n'ai vraiment rien de valable à apporter, rien qui puisse bénir, défier ou fortifier les gens, si ce n'est ce que Dieu a déjà dit.

Ceux qui enseignent, dirigent et exercent un ministère sont souvent tentés de devenir les protagonistes de leur propre sermon.
J'ai progressé dans la reconnaissance de la tension qui existe : la tension selon laquelle je ne peux savoir que Dieu a utilisé quelque chose que j'ai dit que si les gens me le disent. Et la tension que cet encouragement est la façon dont les autres peuvent vouloir me bénir.
J'ai fait quelques progrès en allant de l'avant, sachant que, tout comme je ne prêcherai jamais un sermon parfait ou ne prononcerai jamais un discours parfait, je ne serai jamais un homme parfait prêchant un sermon, ni un homme parfait prononçant un discours. Je dois continuer, même si mon cœur n'est pas entièrement pur et mes désirs pas entièrement irréprochables. Comme Pierre, je ne peux parfois que dire : « Seigneur, tu sais ! Tu sais que je t'aime. Tu sais que je veux t'honorer. Tu sais que je veux que tu sois le héros. Et puis je vais de l'avant, en faisant de mon mieux, en demandant à Dieu de pardonner les défauts de mes paroles ou de mes désirs, en lui demandant de m'accorder ce que je désire à mon meilleur et non à mon pire.
Je me prépare alors à mener la même bataille et à demander la même grâce la prochaine fois.
Tim Challies est l'un des blogueurs chrétiens les plus lus aux États-Unis et son BLOG ( challies.com ) a publié un contenu doctrinal solide pendant plus de 7000 jours consécutifs. Tim est le mari d'Aileen, le père de deux adolescentes et d'un fils qui attend au ciel. Il est pasteur de l'église Grace Fellowship à Toronto, en Ontario, où il s'occupe principalement de mentorat et de formation de disciples.


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